Ouvrir une franchise de tacos

Dans les tendances qui pourraient marquer l’année 2018 au sein du secteur de la restauration rapide, la vente de produits différents du classique hamburger, et attachés à une culture culinaire est l’une des plus prometteuses. Ainsi, ce n’est pas un hasard si l’un des développements les plus impressionnants dans ce secteur est un réseau de « bagel », un sandwich venu d’Europe de l’Est.
De même, les tacos pourraient-ils profiter de cette envie, chez les consommateurs, de pouvoir manger rapidement ou un hamburger de très bonne qualité ou un produit autre qu’un hamburger.
Voilà pourquoi nous avons décidé de consacrer un article aux réseaux franchisés de tacos.

Un produit qui a commencé à conquérir le marché tricolore il y a moins de 10 ans ! Comment expliquer ce succès ? D’une part par la nouveauté du produit proposé même si certains dans notre pays le « tacos français » peut ressembler, dans sa composition, à un sandwich « kebab ». La spécificité se fait sur les multiples combinaisons possibles dans la composition d’un vrai taco. Cette possibilité de composer un sandwich à son goût est d’ailleurs l’une des tendances bien repérés par certains acteurs du secteur (Subway par exemple). D’autre part, par la stratégie de communication des réseaux franchisés du secteur. En effet, nouveaux acteurs d’un secteur ultra-concurrentiel, difficile de lutter contre les campagnes de publicité classiques et massives (et donc très coûteuses) des réseaux de fast-food les plus connus (McDonald’s, Quick, Burger, King, KFC, etc.).
Du coup les franchises de tacos ont-elle préféré miser sur les réseaux sociaux : à la fois parce que le coût y est très faible et surtout parce que s’y trouve, connectés en permanence, son cœur de cible : les adolescents et jeunes adultes. Ainsi, O’Tacos compte près de 2.020.000 fans sur Facebook et 120.000 followers sur Instagram !
Les franchisés du secteur
-O’Tacos : Créé en 2007 par Patrick Pelonero, Sauroutou Diara, Sliman et Samba Traoré , ce réseau, franchisé, est celui que beaucoup de consommateurs associe à ce produit. En clair, en terme de notoriété, O’Tacos est l’entreprise n°1 du secteur !
Réseau qui est dans la ville de Grenoble, ce dernier va connaître un développement fulgurant même si ce n’est qu’en 2015 que le réseau de franchise est officiellement mis en place ! Au début de cette année 2018, le réseau compte plus de 140 franchisés pour presque 200 magasins sur le territoire national. L’apport personnel devra être de 60.000€ alors que les droits d’entrée sont fixés à 25.000€. Le contrat de franchise sera d’une durée de 10 ans. L’investissement global tournera autour de 250.000€ hors pas de porte alors que le chiffre d’affaires possible après deux ans d’activité pourra être de 1.650.000€.
-Tacos Avenue : Réseau créé en 2007 sous le nom de Tacos King, ce dernier, après un joli succès à Montpellier change de dénomination en 2014 pour s’appeler Tacos Avenue. Cette même année le réseau en franchise est lancé. Le premier franchisé ouvre un point de vente à Millau. Actuellement le réseau compte un peu moins de vingt points de vente. L’apport personnel devra être de 70.000€ alors que les droits d’entrée sont fixés à 25.000€. L’investissement global est estimé à 200.000€. La durée du contrat sera comprise entre 5 et 7 ans.
-Takos King : Réseau créé en 2014, il est lancé en franchise dès 2015 et compte actuellement vingt points de vente. L’apport personnel devra être de 30.000€ alors que les droits d’entrée sont fixés à 10.000€. L’investissement sera de 95.000€ en moyenne hors pas de porte.

Conclusion
Vous voulez ouvrir une franchise de tacos ? Alors ces trois réseaux, en plein développement et cherchant des franchisés motivés et dynamiques, sont faits pour vous.

2017, l’année de Bagel Corner

En ce début d’année 2018, que pourrait-on souhaiter au réseau Bagel Corner ? Sans doute de vivre une année aussi prolifique que 2017. Car cette enseigne, créée par trois « potes » en 2010 connaît un joli succès commercial, porté par un excellent « buzz ». Et cela, au sein d’un secteur, la restauration rapide, très lucratif mais ultra-concurrentiel. La clé de cette croissance ? Avoir misé sur un produit autre que le hamburger. Anatomie d’une réussite avec un produit encore peu connu du grand public mais que Bagel Corner tend à démocratiser.


Le bagel, qu’est ce que c’est ?

Inventé en Pologne, le bagel (le terme est d’origine yiddish) est pour la première fois mentionné au début du XVIIème siècle comme étant un présent offert aux femmes de la communauté juive de Cracovie qui venaient d’accoucher. C’est un petit pain en forme d’anneau, dont la texture ferme est constitué par du levain naturel. Historiquement, ce petit pain a suivi la communauté juive d’Europe centrale et orientale aux États-Unis où ce dernier est très populaire. Si il est très populaire en Allemagne et dans l’est de l’Europe, le bagel est peu connu en France.

Historique de Bagel Corner
L’idée de lancer un Bagel Corner naît dans la tête de trois copains : Grégory Clément, Michael Cohen, Rachid Ez-Zaidi. Ils ouvrent leur premier point de vente en février 2011 rue de Linné à Paris. Après plusieurs ouvertures parisiennes jusqu’en 2013 sur le toit des Galeries Lafayette ou au siège social de Google France,  Confiant dans son concept, le réseau avait fait appel Starquest Capital pour procéder à une levée de fonds en 2013. L’objectif ? Avoir les moyens d’ouvrir près de 25 restaurants en France. Le premier point de vente franchisé (sous licence de marque) est ouvert à Reims en 2014. En 2015, Bagel Corner est classé à la première place par Capital.fr comme franchise ayant le plus de potentiel. En juillet de cette même année, le réseau ouvre son 10ème restaurant à Paris en juillet pour finir l’année 2015 avec 20 points de vente (dont quinze franchises) ouverts ou en travaux !

2017, année faste
Une année où le développement a continué à un rythme soutenu pour atteindre une trentaine de restaurants ouverts alors que l’année 2018 débute à peine. Mais surtout une année d’innovation avec tout d’abord le choix de proposer dorénavant trois modules de point de vente possibles : 7m2, 20m2 et celui initial entre 40 et 70 m2. Ensuite, le choix d’ouvrir des restaurants dans de nouveaux choix d’implantations : restauration collective, gares et aéroports. Ainsi, pour mettre en pratique cette nouvelle stratégie un point de vente Bagel Corner a ouvert l’année dernière à la gare de Rennes. L’idée ? Élargir les lieux de vente et ne plus viser uniquement les centres commerciaux et les centre-villes. Enfin, la dernière innovation mise en place en 2017 concerne l’architecture des points de vente, l’idée étant de proposer un restaurant plus « tendance ». Résultat ? En 2017, Bagel Corner est élue parmi les sept enseignes en fort développement avec des restaurants à 800.000€ de chiffres d’affaires en moyenne. L’objectif à moyen terme ? Une centaine de restaurants sur le continent européen en 2021.

Devenir franchisé Bagel Corner
Pour devenir franchisé Bagel Corner voici les informations à connaître : les droits d’entrée sont fixés à 15.000€, l’apport personnel à 50.000€, l’investissement global tournera autour de 140.000€, la redevance d’exploitation est fixée à 5%, la redevance publicitaire à 1%, le contrat (en  licence de marque) sera d’une durée de 7 ans.

Conclusion
Bagel Corner est une des nouvelles pépites de la franchise française. Un concept innovant, un vrai succès commercial, un développement rapide mais visiblement raisonné. Tous les ingrédients pour un succès durable.

Où en est la franchise La Pataterie ?

Où en est la franchise La Pataterie ?

Réseau souvent vanté pour son son succès et son développement fulgurant, la Pataterie a connu depuis deux ans des échecs qui ont décidé ses dirigeants à penser une nouvelle stratégie commerciale. Celle-ci, bien que satisfaisante économiquement pour les points de vente « test », n’a pas empêché la direction de décider céder l’entreprise. Le 21 novembre dernier, le tribunal de commerce de Limoges décida de retenir l’offre de reprise d’un duo composé de Verdoso-Smartholding. Hello Franchise revient sur l’actualité récente de ce réseau, souvent présenté comme l’un des beaux succès de la franchise française des années 2000.

Deux fonds d’investissement pour relancer La Pataterie

La décision a donc été prise il y a un mois : La Pataterie, fondée en 1996 par Jean-Christophe Pailleux (propriétaire à 80% de l’entreprise) est désormais la propriété de Verdoso, un fond d’investissement spécialisé dans le « retournement » (gestion, restructuration, refinancement) d’entreprise et un autre baptisé Smartholding. Un choix salué par le directeur général de La Pataterie, Alexandre Maizoué.
Deux autres investisseurs avaient déposé une offre, suite à la décision surprise de cession du groupe décidé mi-octobre, et plus précisément selon le dispositif de « prepack cession », permettant de vendre une entreprise en difficulté mais avant sa liquidation judiciaire. Une possibilité offerte par une loi de 2014.

Un développement en franchise mal maîtrisé

Comment en est-on arrivé là ? Selon la direction, la période de crise et d’angoisse (crainte des attentats, stagnation du pouvoir d’achat des ménages) et la concurrence croissante du secteur de la restauration assise expliquent les échecs, à partir de l’année 2014, de l’entreprise. Mais les spécialistes du secteur arguent, eux, que La Pataterie a connu un développement en franchise mal pensé, mal maîtrisé voire débridé. En effet, ce réseau, qui a pour concept de proposer des menus dont la pomme de terre est l’ingrédient central, est passé de 32 points de vente à 2008 à près de 200 en 2014. Un développement tout azimut qui a conduit à nombreux échecs puisqu’à partir de cette date, le nombre de restaurants ne fera que décroître.
Une situation que la direction prend à bras le corps en 2015 en décidant d’une nouvelle stratégie pour relancer la franchise : ainsi la rénovation de restaurants « test » est-il décidé. De même un nouveau code graphique voit-il le jour. Les idées principales ? Créer des espaces plus confidentiels pour les familles, des aires de jeux (avec tablettes numériques) à disposition des plus jeunes et une décoration moins agressive. Enfin, dernière innovation majeure, concernant la carte : c’en est fini du tout « pomme de terre » puisque des plats sans cet ingrédient, qui a donné son nom à l’entreprise, sont dorénavant proposés. Résultat de ce nouvelle stratégie ? Excellent puisque le chiffre d’affaires des restaurants test augmente de 10 à 15%. Insuffisant toutefois pour ne pas empêcher la direction de mettre en vente le réseau.
Une franchise qui a connu un développement et un succès impressionnant, initié dans dans la région limougeaude, nordiste (région d’origine de Jean-Christophe Pailleux) et en Dordogne. La Pataterie ? Un restaurant qui fleure bon le terroir et met à l’honneur la patate cuite qui va connaître un succès impressionnant à la fin des années 2000 et dont une nouvelle page de l’histoire à donc commencer il y a un mois avec une nouvelle direction.

Conclusion
Depuis son rachat le 21 novembre, les nouveaux propriétaires ont annoncé une enveloppe de 3.5 millions d’euros consacrée à la modernisation de la communication du réseau. Le plan de modernisation sera-t-il poursuivi ? Les prochains mois seront cruciaux pour relancer l’une des plus belles success story de la franchise française des années 2000.

Conseils pour Monter un réseau de franchise en restauration rapide

Il y a bien eu un jour ou les célèbres franchises de restauration rapide qu’on ne présente plus aujourd’hui ont été démarrées comme toute affaire en ouvrant un premier point de vente. Ce qu’ils proposaient à manger était alors nouveau et personne n’avait jamais encore goûté à ces hamburgers, pizza, sandwich qui un jour allaient faire le tour du monde et devenir des entreprises de franchise colossales.
Comment en sont ils arrivé là ? Quel cheminement faut-il suivre pour devenir que l’on se batte un jour pour ouvrir des franchises de restauration rapide à votre nom ?

Assurez vous que concept soit vraiment unique. Si vous voulez entrer dans le club très fermé des franchiseurs, vous devez proposer à vos futurs franchisés une idée qui n’existe pas encore. Vous devez avoir réussit à ce stade là, la création d’une marque forte, d’un concept novateur et marquant, un visuel fort et un produit / service doté d’une identité propre.

Autre point à considérer : avez-vous suffisamment d’expérience dans le métier ? Avez-vous les épaules pour passer au niveau supérieur, avez-vous déjà rencontré un succès incontestable avec vos burgers, vos salades, vos sandwichs, vos pizzas ? Sont-ils à tomber par terre ? Soyer franc et transparents avec vos futurs franchisés. Déterminez à ce stade vos capacités à vendre votre concept de franchise fast food.

Pour franchiser il faut voir grand. Peut être que vos menu remportent un gros succès dans votre premier restaurant mais est ce que le contexte dans lequel il se trouve n’est pas trop particulier. Pourra t on reproduire ce concept de franchise dans d’autres contextes dans lesquels les gens peuvent avoir d’autres gout, d’autres comportements, d’autres habitudes de consommation de restauration. En gros votre concept est il franchisable ? Il est primordial de prendre le temps de réaliser ou de faire réaliser une étude de marché approfondis pour déterminer si vous idée est réalisable et si les gens se bâterons pour ouvrir votre franchise. Une bonne manière de procéder serait déjà de réaliser l’expérience vous même avant de songer à partir à la chasse aux franchisés. Ouvrez avec vos propres deniers vos succursales dans des environnements différents. Vous avez les moyens financier de réaliser le projet mais vous hésitez, vous sentez que ça ne marchera pas ? Alors revoyez votre concept de franchise ! Travaillez dessus pour le rendre franchisable.
Vous devez être prêts à gérer les problèmes rencontrés par vos franchisés, 24 heures sur 24 et 7 jours su 7. Tout bon franchiseur se doit de mettre en place une cellule de crise digne de ce nom en cas de problème rencontré par le franchisé. Les problèmes mal gérés peuvent mettre en péril l’ensemble de votre franchise restauration. Vous devez être capable de réagir vite. Le point critique dont la mauvaise gestion peut mettre KO une marque franchise de fast food est bien entendu le problème sanitaire, vous devez concentrer votre attention ce dernier.
Vous devez avoir les reins suffisamment solides si vous voulez devenir franchiseur. Il vous faudra être capable de financer à l’avance les frais de communications qu’il va vous falloir mettre en œuvre. Il faut de plus savoir être patient car les retours sur investissement ne seront jamais rapides. Si votre concept est bon néanmoins et que parvenez à fédérer vos premier franchisé, vous aurez fait le plus dur !
Soyez prêt à mettre un place un réseau logistique sur l’ensemble du territoire. Vous devez proposer à vos franchisés une liste de prix des matières premières qui doit être identique quelle que soit la localisation de votre franchisé. Cela demande un travail d’organisation en amont et la recherche d’une logistique et d’une source d’approvisionnement harmonisée. Pour ouvrir une franchise fast food, vous devez mâcher le travail de votre franchisé en lui trouvant les fournisseurs qui vont lui livrer les produits pour préparer ses hamburgers et ses pizzas, vous devez vous renseigner à l’avance afin de négocier un contrat d’approvisionnement national avec ces partenaires.

Franchises Bars à Salade

C’est devenu l’une des tendances alimentaires de ces dernières années qu’on pourrait résumer par le slogan suivant : « manger bien manger sain ». Une relation à son alimentation qui s’explique par plusieurs facteurs. D’une part, les campagnes publiques, de plus en plus nombreuses poussant les Français de tout âge à mieux s’alimenter. En cause : l’augmentation de l’obésité dans notre pays. Un problème de santé publique qui croît chaque année ! D’autre part, la France, a à défendre une image de marque mondiale, un marqueur identitaire très fort de notre pays : sa gastronomie. Dans un pays qui est l’un des plus gros consommateurs de « junk-food » (incarnée par les rois de la restauration rapide) au monde, la défense d’un « bien manger » typiquement français (salade, etc.) s’est voulue une réponse à cette « américanisation » de l’alimentation.

L’alimentation, mastodonte de la franchise
Les franchises de salades bars font partie d’un des secteurs les plus importants de la franchise en France. En effet en 2016, ce dernier, celui de la restauration pèse près de 6.1 milliards d’euros de chiffres d’affaires pour 6.600 franchisés au sein de près de 300 réseaux ! Un secteur dont le chiffre d’affaires a crû entre 2015 et 2016 (une hausse de 400 millions d’euros) et dont le nombre de franchisés à augmenter. D’excellents chiffres qui s’expliquent par le temps moyen passé par les Français à cuisiner qui décroît et cela sans discontinuer. Ainsi, toujours plus de citoyens se restaurent à l’extérieur de chez eux. Un secteur en bonne santé donc dans lequel les salades bars essayent depuis peu de se faire une place. Mais au fait, qu’est ce qu’un salad bar ? Comme son nom l’indique, le concept est de proposer au client un produit de base, la salade, qu’il agrémentera selon son désir en viande, légumes et assaisonnements. Ces derniers proposent souvent par ailleurs d’autres produits frais : jus de fruits, smoothies, fruits frais en dessert. Pour l’anecdote, la naissance du premier salade donne lieu à une controverse : certains pensent qu’il était dans le Wisconsin, alors que d’autres objectent que c’était à Springfield, dans l’Illinois, en 1951. Quoiqu’il en soit, cette tendance, qui nous vient donc des États-Unis est arrivée en France depuis quelques temps.

Les principales franchises de bars à salade
Franchise Jour : Créée en mai 2003 à Paris, ce réseau se veut le précurseur de la « healthy food » en France en franchise, vantant notamment sa démarche écologique : utilisation d’emballage recyclable, livraison à vélo, traçabilité des produits utilisés. Au menu ? Salade évidemment, mais aussi sandwichs, plats chauds et jus de fruits frais. Le réseau compte actuellement 14 restaurants en propre à : Paris, Boulogne, Neuilly, Genève et trois franchises à Aix-en-Provence et Marseille. L’apport personnel est fixé à 100.000€ alors que les droits d’entrée sont d’un montant de 50.000€. Comptez 275.000€ d’investissement global. Le chiffre d’affaires réalisable à deux ans est estimé à 600.000€. Le contrat proposé est un contrat de franchise classique.

Eat Salad : Créée elle aussi en 2013 mais à Bordeaux, l’entreprise s’est lancée en franchise deux ans plus tard. Elle compte actuellement 14 établissements dont la très grande majorité sont dans situés dans la capitale girondine ou dans son agglomération (Pessac, Mérignac, etc.), à Toulouse ou à Tours. Sur les quatorze implantions du réseau, douze sont détenus par des franchisés. Le concept ? 6 bases, 36 ingrédients et 6 sauces pour une multitude de possibilités et de choix en fonction des goûts. Pour les aliments, il n’y a ni cuisson, ni extraction (un plus dans le choix d’un emplacement situé en zone n°1 ou 1 bis). L’apport personnel devra être de 100.000€ alors que le montant des droits d’entrée se montera à 30.000€. Comptez 300.000€ d’investissement global. Le chiffre d’affaires réalisable après deux ans d’activité pourra se monter à 700.000€. Le contrat est un contrat de franchise classique.

Green sur mesure : Créée par d’anciens patrons d’un « salad bar », ce réseau qui a vu le jour en 2013 et qui s’est lancé immédiatement en franchise, propose un concept de salades, tartes salées, pâtes chaudes ou froides, sandwichs et soupes. Le réseau compte actuellement 9 implantations. L’apport personnel devra être de 70.000€ alors que le montant des droits d’entrée a été fixé à 20.000€. Comptez 180.000€ d’investissement global et un chiffre d’affaires réalisable après deux ans d’activité autour de 330.000€. Le contrat est un contrat de franchise classique.

Notons enfin deux autres noms de franchises sur ce créneau : Pita Pit et Dubble.

Conclusion
La tendance du « bien manger » s’est installé dans notre pays et prend de l’ampleur. Produits frais, sains, traçabilité plus claire pour une meilleure alimentation. Une mode que les salades bars épousent parfaitement. Un créneau dans le secteur de l’alimentaire relativement récent (2013) mais dont les perspectives semblent intéressantes et donc la marge de bénéfice est très rentable.

Les franchises de restauration halal

C’est un marché qui croît et fait donc de plus en plus parler de lui. Mais, au fait, qu’est ce que le halal ? En arabe, « halal » signifie « licite ». Dans les textes sacrés musulmans, le halal n’a pas de définition rigoureuse. C’est plutôt une définition en négatif, car peuvent être halal ce qui n’est pas interdit comme : le porc, l’alcool, la drogue ou « le sang, la bête morte ou celle sur quoi on a invoqué un autre nom que celui de Dieu » (sourate 5 du Coran). Selon le rituel musulman (la dhabila), les animaux, qui seront ensuite consommés, doivent être égorgé et saignant vivant, la tête vers La Mecque, l’abattage devant être réalisé par un musulman évoquant Allah.

Le marché français
La France compte la plus importante communauté musulmane d’Europe, qui est évidemment la première cible du marché halal même s’il faut rappeler que tout un chacun peut consommer des produits alimentaires halal. Une communauté estimée à 5 millions de personnes et un marché estimé en 2014 à 5.5 milliards d’euros dont 4.5 milliards en dépense alimentaire et 1 milliard en restauration hors domicile ! Dans le détail, cette étude du cabinet Solis nous apprend que halal est plébiscité pour : la viande (86%), les bouillons en cube (43%), les sauces (29%), les plats cuisinés (24%) et les soupes (22%). Une étude toutefois critiquée, certains spécialistes estimant les chiffres gonflés.Toutefois, une étude du cabinet Xerfi en 2011 avançait le chiffre d’un marché à 4 milliards d’euros.

Les franchises de restauration halal en France
Un marché juteux donc et des opportunités de réussite économiques que certains ont parfaitement compris. Un marché encore balbutiant mais dont les perspectives sont réelles et très enthousiasmants, pour ce qui est de la restauration halal. En particulier la restauration rapide qui est l’un des secteurs les plus lucratifs dans le monde de la franchise !
Voici donc les quelques réseaux en franchise de restauration halal :

Le Special : l’entreprise est créée en 1999, à Antony par deux frères. Le concept ? Un quatre en un : pizza, tacos, sandwich et hamburger avec l’idée de s’inspirer de la Belgique et de ses multiples sauces. Résultat ? Le restaurant connaît un joli succès qui décide les deux frères à ouvrir un nouveau restaurant à Genneviliers. C’est en 2017 que la société choisit la franchise comme mode de développement de concept. À l’heure actuelle, le réseau compte 12 implantations sur le territoire hexagonal. L’apport personnel devra être de 50.000€ alors que les droits d’entrée sont fixés à 20.000€. Il n’y a ni redevance de fonctionnement ni redevance publicitaire. Les royalties se montent à 5% du chiffre d’affaires. La surface moyenne devra être de 150m2. L’investissement total sera de 150.000€ minimum alors que le chiffre d’affaires possible après deux ans d’activité pourra se monter entre 400.000€ et 800.000€ selon la taille et le lieu d’implantation.

Mister Chick : Enseigne créée en 2011 et testée pour la première fois à Avignon. Le concept ? De la restauration rapide avec des produits frais,dans un espace optimisé, convivial et agencé, le tout pour un prix raisonnable. En 2017, le groupe décide une développement en interne (succursales) et en externe via la franchise. À ce jour, le réseau compte trois implantations en France.
L’apport personnel devra être de 80.000€ alors que les droits d’entrée sont fixés à 10.000€. L’investissement total tournera autour de 200.000€ alors que le chiffre d’affaires réalisable après deux ans d’activité est en moyenne de 550.000€ (hors taxe). La redevance de fonctionnement est fixée à 900€ alors qu’il n’y a pas de redevance publicitaire. Le contrat n’est pas une franchise à proprement parler mais une licence de marque.

Boum Burger : C’est sans doute l’un des premiers fast-food halal de France. Ouvert en 2007 par M.Boumaza dans la région de Toulouse. Le succès est immédiatement au rendez-vous puisqu’il il ouvre un second fast-food avec drive en 2008 qui lui aussi connaît une réussite extrêmement rapide. Voulant développer son concept à toute la France, en commençant en particulier par les grandes villes (Paris, Bordeaux, Lyon, Montpellier, etc.), le PDG a choisi la franchise comme mode de développement. Actuellement, une seule implantation franchisée a été ouverte mais nulle doute que d’autres suivront très prochainement. L’apport personnel est fixé à 80.000€ alors que les droits d’entrée sont de 20.000€. L’investissement total oscillera entre 160.000€ (sans drive) à 220.000€ (avec drive). Le chiffre d’affaires potentiel après deux ans d’activité pourra être de 800.000€ (sans drive) à 1.200.000€ (avec drive). La redevance de fonctionnement est fixée à 5% du chiffre d’affaires (hors taxe) et la redevance publicitaire à 2% du chiffre d’affaires (toujours hors taxe).

Al Farooj : Célèbre chaîne de restauration originaire du Moyen-Orient, de Dubaï exactement, spécialisée dans les plats cuisinés au poulet, Al Farooj veut maintenant conquérir l’Europe et la France depuis 2010. C’est donc un master franchise qui a été confié par la maison-mère de l’entreprise (Al Islami Foods) à la société Bibars. La volonté du master franchise est d’ouvrir une cinquantaine de restaurant dans les dix ans à venir. L’apport personnel devra être de 50.000€.

Conclusion
Le marché de la restauration halal n’est est qu’à ses prémisses. Ayant choisi le marché très lucratif et tendance de la restauration rapide, les quelques franchisés sur ce créneau commencent leur développement et leu maillage du territoire national. Mais la réussite des premières implantations incitent à un très fort optimisme. Le marché est clairement là, car si l’investissement de départ est important, le chiffre d’affaires potentiel après deux ans est très motivant.

Les franchises de burger en France

Le hamburger ? Tout simplement l’un des biens consommation alimentaire les plus consommés en France. Quelques chiffres pour bien montrer l’incroyable succès de cet aliment dans l’Hexagone : 1,2 milliards de hamburgers sont consommés en France chez année. Ce qui fait, en moyenne, 18 hamburgers par personne et par an et fait de la France, en terme de consommation totale, comme le premier pays d’Europe. En 2016, les analystes estiment que les Français auront consommé plus de hamburgers que de sandwichs ! De même, entre 75% et 80% des restaurants ayant un service à table proposent, dans leur menu, un hamburger ! Autre chiffre : 5% des prises de commande dans les services de restauration de table concerne un hamburger.
Le prix moyen d’un hamburger en France est de 11.58€.
Le burger ? Un produit star en France puisqu’il est même proposé par de grands chefs de la restauration. En claire, le « burger » est devenu un produit de consommation totalement entré dans les mœurs alimentaires des Français. La preuve ? Le succès des franchises de hamburgers. Des marques à la notoriété évidentes (McDonald’s, Burger King, Quick, KFC). Mais aussi des nouveaux venus, qui cherchent, sur ce marché hyper concurrentiel, à creuser leur sillon grâce à un positionnement sur la qualité des produits (et donc sur le coût) qui les différenciera des célèbres enseignes populaires. Car le marché du burger est une véritable mine d’or en France et, d’après les analyses, pas près de connaître la crise.

Les principales franchises de burger en France


McDonald’s : …ou a chaîne de restauration de burgers la plus connue sur la planète ! On compte 1340 points de vente dans l’Hexagone dont 80% sont en franchise ! Un maillage absolument unique. Il y a deux ans le chiffre d’affaires de la célèbre marque représentée par Ronald McDonald’s était 1.400.000.000 d’euros.
Les droits d’entrée sont fixés à 45.000€ alors que l’apport personnel devra être de 190.000€. La redevance d’exploitation est fixée entre 10% et 20% du chiffre d’affaires (hors taxe).

Burger King : Autre mastodonte du secteur qui a fait un retour fracassant en France ! D’abord avec l’ouverture de restaurants dans des lieux stratégiques et qui ont fait l’objet d’un marketing viral très bien étudié (et gagnant) de la marque. Seconde étape, le rachat du groupe Quick et de ses 400 points de vente en France. L’objectif ? Représenter 20% du marché de la restauration rapide d’ici une dizaine d’années. Actuellement, en son nom propre, « BK » a plus de 100 points de vente en France, en attendant la transformation de tous les « Quick » en Burger King.
Les droits d’entrée sont fixés à 33.000€ alors que l’apport personnel devra être de 300.000€ ! Un investissement très conséquent mais dont les chances de succès sont quasi assurées !

KFC : c’est le dernier grand nom des multinationales de la restauration rapide présentes en France. La spécificité de KFC tient dans la place centrale du poulet dans son offre de burgers.
Comptant actuellement plus de 200 points de vente en France, KFC connaît une développement continu et un succès qui ne se dément pas !
Les droits d’entrée sont fixés à 16.000€ alors que l’apport personnel devra être de 200.000€. La redevance publicitaire sera de 5% du chiffre d’affaires (hors taxe) et les royalties de 6% du chiffre d’affaires (toujours hors taxe).

Memphis Coffee : Tablant sur un décor digne des années 1950, cette chaîne de restauration américaine connaît un joli succès d’estime. Créée par deux Français en 2009, copient les célèbres restaurants jalonnant la célèbre route 66 des États-Unis. L’enseigne compte actuellement 68 points de vente en France. Les droits d’entrée sont fixés à 35.000€ alors que l’apport personnel devra être de 150.000€. La redevance de fonctionnement est fixée à 5% et la redevance publicitaire à 1%.

Big Fernand : Le concept ? Un hamburger…mais à la française ! Un côté « made in France » assumé, y compris jusque dans les habits des employés de la franchise. Créée en 2011 par trois amis , l’enseigne met au cœur de sa stratégie une qualité et une fraîcheur irréprochables des produits !
Actuellement, l’enseigne compte une trentaine de franchises partout sur le territoire français.
Le droit d’entrée est fixé à 35.000€ alors que l’apport personnel devra être de 150.000€.
Le contrat sera de 7 ans. Attention, votre projet devra être solide et convaincant car l’enseigne, devant son succès, ne manque de futurs franchisés très intéressés !

Dans la catégorie des franchises se plaçant résolument dans la lignée d’un burger « authentique » et de qualité, vous pourrez trouver aussi : Steack ‘n Shake, New-York Factory, Mythic Burger, Beauty Burger, 231 East St, ou Chez Arnold’s.

Conclusion

Devenir franchisé dans le secteur du burger n’est pas chose aisée. En effet, il vous faudra disposer de fonds importants pour présenter un projet de franchise crédible.
Car d’une part, le concept nécessite un emplacement grand et très bien situé et des investissements plutôt lourds. D’autre part, car ce secteur est une…mine d’or. Devenir franchisé dans le burger, c’est de grandes chances de connaître le succès économique !
Alors si vous disposez de fonds importants, envisagez sérieusement cette option. Peu de chances d’être déçu !

Les franchises de pizza

Chiffres clés
C’est l’un des plats préférés des Français qui en ont consommé près de…819 millions en 2015 !
De quoi s’agit-il ? De la pizza bien sûr. Une spécialité italienne et dont les Français sont les premiers consommateurs mondiaux devant les Américains, alors que les Italiens n’arrivent qu’à la dixième place ! Autres chiffres très parlants : la consommation de pizza dans l’Hexagone a augmenté de 10% entre 2014 et 2015 et a généré un chiffre d’affaires de 5,14 milliards d’euros en 2015.
En clair, la pizza fait recette ! Dans le détails, on notera que les pizzas « Marguerite » et « Reine » représentent la moitié des ventes sur un marché divisé de la manière suivante : 51% pour les restaurants italiens et pizzerias, 24% pour la grande distribution, 15% pour la restauration collective et 10% pour les camions, livreurs et restauration automatique.
Un marché que la franchise a déjà pénétré mais au sein duquel les marges de progression sont significatives, comme le démontre l’augmentation du nombre de pizzas consommés chaque année dans notre pays !

Les principales franchises
Avec la restauration rapide, les franchises de pizza sont un des secteurs qui se portent le mieux au sein des franchises alimentaires. Voici donc quelques franchises de pizza présentes dans l’Hexagone :

-Pizza Hut : sans doute l’une des marques le plus célèbres du monde quand on pense à la pizza ! Entreprise américaine créée en 1958, en franchise dès 1959, elle ouvre son premier restaurant français à Paris en 1987. Actuellement, elle compte 117 points de vente dans l’Hexagone dont cent points de livraison, 16 restaurants (essentiellement en Île-de-France) et 1 Express.
Grand spécialiste de la livraison de pizza, il vous faudra débourser 35.100€ de droits d’entrée et 100.000€ d’apport personnel !

-Domino’s Pizza : Créée en 1960 aux Etats-Unis, Domino’s est la grande rivale de Pizza Hut. Au niveau français, c’est Domino’s qui domine avec un nombre d’implantations évalué à 250 en France.
Domino’s, contrairement à Pizza Hut, n’a pas fait évoluer son concept et reste sur des pizzas à emporter et à livrer. Les droits d’entrée sont fixés à 25.000€ alors que l’apport personnel devra être de 80.000€.

-Pizza Del’Arte : Entreprise créée en 1983, le concept est lancé en franchise en 2002. Actuellement le groupe compte 90% de ses 160 restaurants en franchise. L’objectif est d’atteindre 220 restaurants pour 2020. Les droits d’entrée sont fixés à 46.000€ alors que l’apport personnel devra être au minimum de 80.000€ pour une location-gérance ou 150.000€ pour une franchise.

-La boîte à pizza : c’est le premier réseau de France ne ce qui concerne la vente à emporter et la livraison à domicile de pizza. Entreprise créée en 1991, elle se lance immédiatement en franchise. Elle compte actuellement 115 établissements. L’apport personnel est fixé à 60.000€ alors que les droits d’entrée sont de 18.000€ (hors taxe) + 6.000€ de formation et d’assistance à l’ouverture.

-Tutti Pizza : Créée en 1989, l’entreprise se lance dans la franchise en 2001 et compte à ce jour une soixantaine d’implantations, en particulier dans la région Midi-Pyrénées. En 2015, l’entreprise réalisa 15 millions d’euros de chiffre d’affaires. L’apport personnel est fixé à 40.000€ alors que les droits d’entrée sont de 17.000€.  Informations pour ouvrir une franchise Tutti Pizza .

-Baila Pizza : Entreprise créée en 2000, Baila Pizza se lance dans la franchise en 2010 avec comme spécificité de vendre des pizzas (à consommer sur place ou à emporter) dans un véritable four à bois et avec une partie de la garniture biologique. Elle compte à ce jour 32 restaurants et vise les 100 restaurants d’ici 2020. Les droits d’entrée sont fixés à 35.000€ alors que l’apport personnel devra être de 70.000€.

-Basilic & Co : le concept de cette entreprise créée en 2007 et qui décide de se lancer dans la franchise en 2013 est le suivant : des pizzas 100% « faites maison » avec des produits artisanaux et labellisés ! En clair des pizzas faites avec des produits du terroir et traçables.
Cette franchise compte actuellement 6 restaurants. L’apport personnel est de 50.000€ alors que les droits d’entrée sont fixés à 25.000€. En 2017, l’entreprise mise sur l’ouverture de 10 à 15 restaurants.
Conclusion : La pizza est un des plats préférés des Français. Le monde de la franchise ne pouvait donc pas passer à côté de ce succès à la fois alimentaire et donc économique…qui continue à croître ! C’est un secteur en forte croissance où les possibilités sont nombreuses et accessibles !

Faire le bon choix pour ouvrir une affaire de restauration en franchise !

L’avantage majeur du secteur de la restauration est qu’il offre un éventail de possibilités énorme ! Il comprend des concepts pour tous les goûts. En premier lieu il convient de décider du type de concept dans lequel on souhaite s’investir, Vente à emporter, Food truck, fast food, brasserie, coffee shop, comme vous pouvez le constater le choix est vraiment très large. Sachez que le montant de l’investissement diffère et que la charge de travail aussi selon votre choix.

Une fois que vous avez décidé du type de franchise que vous souhaitez créer, passons au choix du concept : burger, pizza, Wok, végétarien, fruit de mer etc . Sachez que vous aurez 2 possibilités d implantations : en centre ville ou en périphérie. Nous vous mettons tout de même en garde pour le cas des centres commerciaux où les loyers et charges peuvent s’avérer être très élevés. Si vous optez pour le bon concept et que votre point de vente est situé au bon endroit, vous serez quasiment assuré de toucher des revenus conséquents.

Les marges brutes dans la restauration sont très élevées, il ne faut pas oublier que les charges de personnel sont elles aussi très importantes, il vous faudra donc quelques mois pour obtenir une bonne gestion. Il est important de se renseigner sur les concepts à la mode. Le montant de l’investissement dépendra beaucoup de la marque que vous souhaitez exploiter mais sachez que vous pouvez trouver sans problème des formules qui demandent un investissement raisonnable !

Nous vous invitons à contacter plusieurs enseignes avant de vous engager. Les marques les plus populaires vous offriront une très bonne image d’entre de jeu. Mais les marques les plus célèbres vous demanderont des redevances plus élevées. Il convient de prendre son temps et de bien étudier toutes les possibilités qui vous sont offertes.

Franchise Sushi et restauration asiatique

La vente de sushi en pleine crise

C’était l’une des modes gastronomiques des années 2000. Le sushi, à cette époque avait le vent en poupe. Ouvrir un restaurant de sushi, dans une grande ville française, c’était l’assurance de voir une clientèle plutôt aisée, féminine et branchée venir déguster ce plat populaire du Japon composé d’une boulette de riz vinaigrée recouverte d’une tranche de poisson cru.

Un succès immédiat pour une chute aussi rapide !
Trois raisons expliquent ce baisse de « hype » du sushi dans l’Hexagone.

1) La crise économique a impacté en priorité la restauration rapide.
Le chiffre d’affaires global a baissé de 7% dans ce secteur. Et la restauration japonaise n’a pas été épargnée, elle qui représente 1% du secteur.

2) La concurrence des grandes surfaces
C’est bien simple. La majorité des hypermarchés comptent dorénavant un stand de vente de sushis préparés sous les yeux des clients !
Un exemple : le groupe Carrefour a signé un accord en 2010 avec l’enseigne Sushi Daily pour 300 de ces magasins avec des prix très attractifs ! Résultat : nombre de clients de restaurants de sushis se sont reportés sur les sushis vendus par les magasins de la grande distribution.

3) Le sushi n’est pas un produit de masse

Contrairement à ceux qu’ont pu penser de nombreux investisseurs ou prescripteurs de tendance, le sushi ne sera jamais un produit alimentaire de consommation de masse en France, contrairement au hamburger ou à la pizza.
Un chiffre : sur les 1600 enseignes de sushi sur le territoire national, près de 70% sont concentrés sur Paris ou l’île de France.
Le sushi est donc associé à une clientèle urbaine, branchée et aisée, pas vraiment à un produit bon marché et populaire.
De plus, cela prouve le peu d’enthousiasme des Français pour le poisson cru.
Autre inconvénient : le prix des produits. Si le riz est un produit bon marché, le saumon, le thon rouge ou la daurade ne le sont pas !

4) D’autres produits plus « hype »

Enfin, il y a eu, à la fin des années 2010, la concurrence de nouveaux produits, devenus à la mode au niveau de la consommation alimentaire : les bagels et surtout les hamburgers, liés au phénomène des « food-truck ».

Les principales franchises de sushis en France

O’Sushi : Entreprise créée en 1998, elle s’est lancée en franchise en 2008. Actuellement, elle compte pas loin d’une trentaine de boutiques dont quinze en franchises.
Les droits d’entrée sont fixés à 25.000€ alors que l’apport personnel devra être de 75.000€.

Côté Sushi : Entreprise créée en 2008, elle s’est lancée dans la franchise en 2011.  Actuellement, elle compte 11 points de vente, essentiellement en région parisienne. Les droits d’entrée son fixés à 30.000€ alors que l’apport personnel devra être de 50.000€.

My Suhi : Entreprise créée en 1999, elle se lance dans la franchise en 2015 et compte cette année 11 points de vente. Il s’agit de « corners » dans la grande distribution.
Les droits d’entrée sont fixés à 5.000€ alors que l’apport personnel devra être de 20.000€.

Sushi Soba : Entreprise créée en 2011, elle s’est lancée dans la franchise en 2016. Elle compte actuellement 3 points de vente. Les droits d’entrée sont fixés à 7.000€ alors que l’apport personnel devra être de 40.000€.

Conclusion

les grands groupes (non franchisés) du secteur vont mal, comme Planet Sushi et à un degré moindre Sushi shop.
O’Sushi résiste de son côté plutôt bien.
La franchise dans le secteur du sushi en est encore donc à ces débuts avec un développement encore très récent pour un produit qui, s’il a connu la crise, a tout de même un public de consommateurs.