Franchise Sushi et restauration asiatique

La vente de sushi en pleine crise

C’était l’une des modes gastronomiques des années 2000. Le sushi, à cette époque avait le vent en poupe. Ouvrir un restaurant de sushi, dans une grande ville française, c’était l’assurance de voir une clientèle plutôt aisée, féminine et branchée venir déguster ce plat populaire du Japon composé d’une boulette de riz vinaigrée recouverte d’une tranche de poisson cru.

Un succès immédiat pour une chute aussi rapide !
Trois raisons expliquent ce baisse de « hype » du sushi dans l’Hexagone.

1) La crise économique a impacté en priorité la restauration rapide.
Le chiffre d’affaires global a baissé de 7% dans ce secteur. Et la restauration japonaise n’a pas été épargnée, elle qui représente 1% du secteur.

2) La concurrence des grandes surfaces
C’est bien simple. La majorité des hypermarchés comptent dorénavant un stand de vente de sushis préparés sous les yeux des clients !
Un exemple : le groupe Carrefour a signé un accord en 2010 avec l’enseigne Sushi Daily pour 300 de ces magasins avec des prix très attractifs ! Résultat : nombre de clients de restaurants de sushis se sont reportés sur les sushis vendus par les magasins de la grande distribution.

3) Le sushi n’est pas un produit de masse

Contrairement à ceux qu’ont pu penser de nombreux investisseurs ou prescripteurs de tendance, le sushi ne sera jamais un produit alimentaire de consommation de masse en France, contrairement au hamburger ou à la pizza.
Un chiffre : sur les 1600 enseignes de sushi sur le territoire national, près de 70% sont concentrés sur Paris ou l’île de France.
Le sushi est donc associé à une clientèle urbaine, branchée et aisée, pas vraiment à un produit bon marché et populaire.
De plus, cela prouve le peu d’enthousiasme des Français pour le poisson cru.
Autre inconvénient : le prix des produits. Si le riz est un produit bon marché, le saumon, le thon rouge ou la daurade ne le sont pas !

4) D’autres produits plus « hype »

Enfin, il y a eu, à la fin des années 2010, la concurrence de nouveaux produits, devenus à la mode au niveau de la consommation alimentaire : les bagels et surtout les hamburgers, liés au phénomène des « food-truck ».

Les principales franchises de sushis en France

O’Sushi : Entreprise créée en 1998, elle s’est lancée en franchise en 2008. Actuellement, elle compte pas loin d’une trentaine de boutiques dont quinze en franchises.
Les droits d’entrée sont fixés à 25.000€ alors que l’apport personnel devra être de 75.000€.

Côté Sushi : Entreprise créée en 2008, elle s’est lancée dans la franchise en 2011.  Actuellement, elle compte 11 points de vente, essentiellement en région parisienne. Les droits d’entrée son fixés à 30.000€ alors que l’apport personnel devra être de 50.000€.

My Suhi : Entreprise créée en 1999, elle se lance dans la franchise en 2015 et compte cette année 11 points de vente. Il s’agit de « corners » dans la grande distribution.
Les droits d’entrée sont fixés à 5.000€ alors que l’apport personnel devra être de 20.000€.

Sushi Soba : Entreprise créée en 2011, elle s’est lancée dans la franchise en 2016. Elle compte actuellement 3 points de vente. Les droits d’entrée sont fixés à 7.000€ alors que l’apport personnel devra être de 40.000€.

Conclusion

les grands groupes (non franchisés) du secteur vont mal, comme Planet Sushi et à un degré moindre Sushi shop.
O’Sushi résiste de son côté plutôt bien.
La franchise dans le secteur du sushi en est encore donc à ces débuts avec un développement encore très récent pour un produit qui, s’il a connu la crise, a tout de même un public de consommateurs.

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