Ouvrir une franchise de Food-Trucks : fast food ambulant

Phénomène apparu il y a quatre ans, les « fast food ambulants » sont un concept qui nous vient des États-Unis, même si la « nourriture de rue » est une chose très ancienne et donc banalisée en Asie. C’est un phénomène urbain, puisque ce sont les grandes villes (Paris, Marseille, Nice, Lyon) et agglomérations qui sont visées par cette nouvelle manière de se restaurer. S’inscrivant dans le phénomène plus global de la street food, un concept défendu en France par exemple par le chef étoilé Thierry Marx,  les Food Truck ont vu leur notoriété explosé ces deux dernières années.
Néanmoins si le concept séduit, de nombreuses contraintes juridico-politiques et économiques limitent le développement de cette mode typiquement urbaine ce qui se traduit par un nombre très limité de franchises dans ce secteur.

Les contraintes juridiques

La question de l’emplacement : pour être dans les règles, les propriétaires de food-trucks qui veulent s’installer sur un marché doivent obtenir ce que l’on appelle « un droit de place ». Soit auprès de la mairie soit auprès du placier municipal. Ce « droit de place » est payant.

Les normes alimentaires

Les propriétaires de food-trucks sont assujettis aux mêmes règles que les restaurateurs. Au moins un des membres de l’équipe constituant les vendeurs doit avoir suivi la formation HACCP, qui est d’une durée de 14 heures et qui est dispensée par des organismes référencés auprès de la DRAAF.

Les règles de stockage

La direction de la santé publique doit approuver le lieu de dépôt du food-truck. On entend par lieu de dépôt l’endroit où le camion est garé et le matériel rangé.

Les freins politiques

Outre ces règles juridiques que tout propriétaire d’un food-truck doit impérativement respecter, il arrive souvent que les mairies rechignent à faciliter l’installation de food-trucks dans leur commune.
D’une part, car ils veulent protéger les restaurateurs « traditionnels » d’une concurrence mal vue, car créant le buzz et offrant des produits bon marchés.
D’autre part, car les municipalités craignent toutes sortes de nuisances créées par ces restaurateurs ambulants : déchets sur la voie publique, nuisances sonores, difficultés de circulations, etc.

Les risques économiques

Les exemples de ces dernières années montrent que l’idée d’un développement tout azimut autour d’une marque présente un risque économique très élevé, que l’un des pionniers, Daily Wagon a payé en se retrouvant en liquidation judiciaire en en juin 2014.

Le marché des food-trucks, s’il est en plein essor, ne s’est pas encore stabilisé.

Les bons conseils

Miser sur une communication omniprésente, en particulier sur les réseaux sociaux.
De par la philosophie même des food-trucks, il faut que les clients sachent, presque quotidiennement, où et quand ils pourront se rendre chez un restaurateur ambulant.

Négocier un emplacement avec une entreprise privée, comme le font d’ailleurs de plus en plus de propriétaires de food-trucks. Exemple : super ou hypermarché.

Se rendre facilement identifiable notamment avec un camion « tape à l’œil ».

Les franchises de food-trucks en France

Les enseignes de restauration ambulante sont rares en France.
On en dénombre deux :

-Lari’s Co : Créée en 2014. Apport personnel : 10.000€. Droit d’entrée : 2.000€

-Pur etc : Créée en 2014.

Mais à en croire certains économistes, il faut attendre que le marché se stabilise et trouve son équilibre pour que le système de franchise puisse réellement être un avantage dans ce secteur. Actuellement la création d’entreprise en indépendant tient la corde.

Les franchises de food-truck n’en sont qu’à leur balbutiement. La faute à des contraintes multiples et de toutes sortes et à un modèle économique encore à la recherche d’une stabilité.
Pour autant deux entreprises ont déjà fait le pari de la franchise pour ce domaine voué à un succès certain.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.