Les franchises de restauration halal

C’est un marché qui croît et fait donc de plus en plus parler de lui. Mais, au fait, qu’est ce que le halal ? En arabe, « halal » signifie « licite ». Dans les textes sacrés musulmans, le halal n’a pas de définition rigoureuse. C’est plutôt une définition en négatif, car peuvent être halal ce qui n’est pas interdit comme : le porc, l’alcool, la drogue ou « le sang, la bête morte ou celle sur quoi on a invoqué un autre nom que celui de Dieu » (sourate 5 du Coran). Selon le rituel musulman (la dhabila), les animaux, qui seront ensuite consommés, doivent être égorgé et saignant vivant, la tête vers La Mecque, l’abattage devant être réalisé par un musulman évoquant Allah.

Le marché français
La France compte la plus importante communauté musulmane d’Europe, qui est évidemment la première cible du marché halal même s’il faut rappeler que tout un chacun peut consommer des produits alimentaires halal. Une communauté estimée à 5 millions de personnes et un marché estimé en 2014 à 5.5 milliards d’euros dont 4.5 milliards en dépense alimentaire et 1 milliard en restauration hors domicile ! Dans le détail, cette étude du cabinet Solis nous apprend que halal est plébiscité pour : la viande (86%), les bouillons en cube (43%), les sauces (29%), les plats cuisinés (24%) et les soupes (22%). Une étude toutefois critiquée, certains spécialistes estimant les chiffres gonflés.Toutefois, une étude du cabinet Xerfi en 2011 avançait le chiffre d’un marché à 4 milliards d’euros.

Les franchises de restauration halal en France
Un marché juteux donc et des opportunités de réussite économiques que certains ont parfaitement compris. Un marché encore balbutiant mais dont les perspectives sont réelles et très enthousiasmants, pour ce qui est de la restauration halal. En particulier la restauration rapide qui est l’un des secteurs les plus lucratifs dans le monde de la franchise !
Voici donc les quelques réseaux en franchise de restauration halal :

Le Special : l’entreprise est créée en 1999, à Antony par deux frères. Le concept ? Un quatre en un : pizza, tacos, sandwich et hamburger avec l’idée de s’inspirer de la Belgique et de ses multiples sauces. Résultat ? Le restaurant connaît un joli succès qui décide les deux frères à ouvrir un nouveau restaurant à Genneviliers. C’est en 2017 que la société choisit la franchise comme mode de développement de concept. À l’heure actuelle, le réseau compte 12 implantations sur le territoire hexagonal. L’apport personnel devra être de 50.000€ alors que les droits d’entrée sont fixés à 20.000€. Il n’y a ni redevance de fonctionnement ni redevance publicitaire. Les royalties se montent à 5% du chiffre d’affaires. La surface moyenne devra être de 150m2. L’investissement total sera de 150.000€ minimum alors que le chiffre d’affaires possible après deux ans d’activité pourra se monter entre 400.000€ et 800.000€ selon la taille et le lieu d’implantation.

Mister Chick : Enseigne créée en 2011 et testée pour la première fois à Avignon. Le concept ? De la restauration rapide avec des produits frais,dans un espace optimisé, convivial et agencé, le tout pour un prix raisonnable. En 2017, le groupe décide une développement en interne (succursales) et en externe via la franchise. À ce jour, le réseau compte trois implantations en France.
L’apport personnel devra être de 80.000€ alors que les droits d’entrée sont fixés à 10.000€. L’investissement total tournera autour de 200.000€ alors que le chiffre d’affaires réalisable après deux ans d’activité est en moyenne de 550.000€ (hors taxe). La redevance de fonctionnement est fixée à 900€ alors qu’il n’y a pas de redevance publicitaire. Le contrat n’est pas une franchise à proprement parler mais une licence de marque.

Boum Burger : C’est sans doute l’un des premiers fast-food halal de France. Ouvert en 2007 par M.Boumaza dans la région de Toulouse. Le succès est immédiatement au rendez-vous puisqu’il il ouvre un second fast-food avec drive en 2008 qui lui aussi connaît une réussite extrêmement rapide. Voulant développer son concept à toute la France, en commençant en particulier par les grandes villes (Paris, Bordeaux, Lyon, Montpellier, etc.), le PDG a choisi la franchise comme mode de développement. Actuellement, une seule implantation franchisée a été ouverte mais nulle doute que d’autres suivront très prochainement. L’apport personnel est fixé à 80.000€ alors que les droits d’entrée sont de 20.000€. L’investissement total oscillera entre 160.000€ (sans drive) à 220.000€ (avec drive). Le chiffre d’affaires potentiel après deux ans d’activité pourra être de 800.000€ (sans drive) à 1.200.000€ (avec drive). La redevance de fonctionnement est fixée à 5% du chiffre d’affaires (hors taxe) et la redevance publicitaire à 2% du chiffre d’affaires (toujours hors taxe).

Al Farooj : Célèbre chaîne de restauration originaire du Moyen-Orient, de Dubaï exactement, spécialisée dans les plats cuisinés au poulet, Al Farooj veut maintenant conquérir l’Europe et la France depuis 2010. C’est donc un master franchise qui a été confié par la maison-mère de l’entreprise (Al Islami Foods) à la société Bibars. La volonté du master franchise est d’ouvrir une cinquantaine de restaurant dans les dix ans à venir. L’apport personnel devra être de 50.000€.

Conclusion
Le marché de la restauration halal n’est est qu’à ses prémisses. Ayant choisi le marché très lucratif et tendance de la restauration rapide, les quelques franchisés sur ce créneau commencent leur développement et leu maillage du territoire national. Mais la réussite des premières implantations incitent à un très fort optimisme. Le marché est clairement là, car si l’investissement de départ est important, le chiffre d’affaires potentiel après deux ans est très motivant.

Les franchises de burger en France

Le hamburger ? Tout simplement l’un des biens consommation alimentaire les plus consommés en France. Quelques chiffres pour bien montrer l’incroyable succès de cet aliment dans l’Hexagone : 1,2 milliards de hamburgers sont consommés en France chez année. Ce qui fait, en moyenne, 18 hamburgers par personne et par an et fait de la France, en terme de consommation totale, comme le premier pays d’Europe. En 2016, les analystes estiment que les Français auront consommé plus de hamburgers que de sandwichs ! De même, entre 75% et 80% des restaurants ayant un service à table proposent, dans leur menu, un hamburger ! Autre chiffre : 5% des prises de commande dans les services de restauration de table concerne un hamburger.
Le prix moyen d’un hamburger en France est de 11.58€.
Le burger ? Un produit star en France puisqu’il est même proposé par de grands chefs de la restauration. En claire, le « burger » est devenu un produit de consommation totalement entré dans les mœurs alimentaires des Français. La preuve ? Le succès des franchises de hamburgers. Des marques à la notoriété évidentes (McDonald’s, Burger King, Quick, KFC). Mais aussi des nouveaux venus, qui cherchent, sur ce marché hyper concurrentiel, à creuser leur sillon grâce à un positionnement sur la qualité des produits (et donc sur le coût) qui les différenciera des célèbres enseignes populaires. Car le marché du burger est une véritable mine d’or en France et, d’après les analyses, pas près de connaître la crise.

Les principales franchises de burger en France


McDonald’s : …ou a chaîne de restauration de burgers la plus connue sur la planète ! On compte 1340 points de vente dans l’Hexagone dont 80% sont en franchise ! Un maillage absolument unique. Il y a deux ans le chiffre d’affaires de la célèbre marque représentée par Ronald McDonald’s était 1.400.000.000 d’euros.
Les droits d’entrée sont fixés à 45.000€ alors que l’apport personnel devra être de 190.000€. La redevance d’exploitation est fixée entre 10% et 20% du chiffre d’affaires (hors taxe).

Burger King : Autre mastodonte du secteur qui a fait un retour fracassant en France ! D’abord avec l’ouverture de restaurants dans des lieux stratégiques et qui ont fait l’objet d’un marketing viral très bien étudié (et gagnant) de la marque. Seconde étape, le rachat du groupe Quick et de ses 400 points de vente en France. L’objectif ? Représenter 20% du marché de la restauration rapide d’ici une dizaine d’années. Actuellement, en son nom propre, « BK » a plus de 100 points de vente en France, en attendant la transformation de tous les « Quick » en Burger King.
Les droits d’entrée sont fixés à 33.000€ alors que l’apport personnel devra être de 300.000€ ! Un investissement très conséquent mais dont les chances de succès sont quasi assurées !

KFC : c’est le dernier grand nom des multinationales de la restauration rapide présentes en France. La spécificité de KFC tient dans la place centrale du poulet dans son offre de burgers.
Comptant actuellement plus de 200 points de vente en France, KFC connaît une développement continu et un succès qui ne se dément pas !
Les droits d’entrée sont fixés à 16.000€ alors que l’apport personnel devra être de 200.000€. La redevance publicitaire sera de 5% du chiffre d’affaires (hors taxe) et les royalties de 6% du chiffre d’affaires (toujours hors taxe).

Memphis Coffee : Tablant sur un décor digne des années 1950, cette chaîne de restauration américaine connaît un joli succès d’estime. Créée par deux Français en 2009, copient les célèbres restaurants jalonnant la célèbre route 66 des États-Unis. L’enseigne compte actuellement 68 points de vente en France. Les droits d’entrée sont fixés à 35.000€ alors que l’apport personnel devra être de 150.000€. La redevance de fonctionnement est fixée à 5% et la redevance publicitaire à 1%.

Big Fernand : Le concept ? Un hamburger…mais à la française ! Un côté « made in France » assumé, y compris jusque dans les habits des employés de la franchise. Créée en 2011 par trois amis , l’enseigne met au cœur de sa stratégie une qualité et une fraîcheur irréprochables des produits !
Actuellement, l’enseigne compte une trentaine de franchises partout sur le territoire français.
Le droit d’entrée est fixé à 35.000€ alors que l’apport personnel devra être de 150.000€.
Le contrat sera de 7 ans. Attention, votre projet devra être solide et convaincant car l’enseigne, devant son succès, ne manque de futurs franchisés très intéressés !

Dans la catégorie des franchises se plaçant résolument dans la lignée d’un burger « authentique » et de qualité, vous pourrez trouver aussi : Steack ‘n Shake, New-York Factory, Mythic Burger, Beauty Burger, 231 East St, ou Chez Arnold’s.

Conclusion

Devenir franchisé dans le secteur du burger n’est pas chose aisée. En effet, il vous faudra disposer de fonds importants pour présenter un projet de franchise crédible.
Car d’une part, le concept nécessite un emplacement grand et très bien situé et des investissements plutôt lourds. D’autre part, car ce secteur est une…mine d’or. Devenir franchisé dans le burger, c’est de grandes chances de connaître le succès économique !
Alors si vous disposez de fonds importants, envisagez sérieusement cette option. Peu de chances d’être déçu !

Les franchises de pizza

Chiffres clés
C’est l’un des plats préférés des Français qui en ont consommé près de…819 millions en 2015 !
De quoi s’agit-il ? De la pizza bien sûr. Une spécialité italienne et dont les Français sont les premiers consommateurs mondiaux devant les Américains, alors que les Italiens n’arrivent qu’à la dixième place ! Autres chiffres très parlants : la consommation de pizza dans l’Hexagone a augmenté de 10% entre 2014 et 2015 et a généré un chiffre d’affaires de 5,14 milliards d’euros en 2015.
En clair, la pizza fait recette ! Dans le détails, on notera que les pizzas « Marguerite » et « Reine » représentent la moitié des ventes sur un marché divisé de la manière suivante : 51% pour les restaurants italiens et pizzerias, 24% pour la grande distribution, 15% pour la restauration collective et 10% pour les camions, livreurs et restauration automatique.
Un marché que la franchise a déjà pénétré mais au sein duquel les marges de progression sont significatives, comme le démontre l’augmentation du nombre de pizzas consommés chaque année dans notre pays !

Les principales franchises
Avec la restauration rapide, les franchises de pizza sont un des secteurs qui se portent le mieux au sein des franchises alimentaires. Voici donc quelques franchises de pizza présentes dans l’Hexagone :

-Pizza Hut : sans doute l’une des marques le plus célèbres du monde quand on pense à la pizza ! Entreprise américaine créée en 1958, en franchise dès 1959, elle ouvre son premier restaurant français à Paris en 1987. Actuellement, elle compte 117 points de vente dans l’Hexagone dont cent points de livraison, 16 restaurants (essentiellement en Île-de-France) et 1 Express.
Grand spécialiste de la livraison de pizza, il vous faudra débourser 35.100€ de droits d’entrée et 100.000€ d’apport personnel !

-Domino’s Pizza : Créée en 1960 aux Etats-Unis, Domino’s est la grande rivale de Pizza Hut. Au niveau français, c’est Domino’s qui domine avec un nombre d’implantations évalué à 250 en France.
Domino’s, contrairement à Pizza Hut, n’a pas fait évoluer son concept et reste sur des pizzas à emporter et à livrer. Les droits d’entrée sont fixés à 25.000€ alors que l’apport personnel devra être de 80.000€.

-Pizza Del’Arte : Entreprise créée en 1983, le concept est lancé en franchise en 2002. Actuellement le groupe compte 90% de ses 160 restaurants en franchise. L’objectif est d’atteindre 220 restaurants pour 2020. Les droits d’entrée sont fixés à 46.000€ alors que l’apport personnel devra être au minimum de 80.000€ pour une location-gérance ou 150.000€ pour une franchise.

-La boîte à pizza : c’est le premier réseau de France ne ce qui concerne la vente à emporter et la livraison à domicile de pizza. Entreprise créée en 1991, elle se lance immédiatement en franchise. Elle compte actuellement 115 établissements. L’apport personnel est fixé à 60.000€ alors que les droits d’entrée sont de 18.000€ (hors taxe) + 6.000€ de formation et d’assistance à l’ouverture.

-Tutti Pizza : Créée en 1989, l’entreprise se lance dans la franchise en 2001 et compte à ce jour une soixantaine d’implantations, en particulier dans la région Midi-Pyrénées. En 2015, l’entreprise réalisa 15 millions d’euros de chiffre d’affaires. L’apport personnel est fixé à 40.000€ alors que les droits d’entrée sont de 17.000€.  Informations pour ouvrir une franchise Tutti Pizza .

-Baila Pizza : Entreprise créée en 2000, Baila Pizza se lance dans la franchise en 2010 avec comme spécificité de vendre des pizzas (à consommer sur place ou à emporter) dans un véritable four à bois et avec une partie de la garniture biologique. Elle compte à ce jour 32 restaurants et vise les 100 restaurants d’ici 2020. Les droits d’entrée sont fixés à 35.000€ alors que l’apport personnel devra être de 70.000€.

-Basilic & Co : le concept de cette entreprise créée en 2007 et qui décide de se lancer dans la franchise en 2013 est le suivant : des pizzas 100% « faites maison » avec des produits artisanaux et labellisés ! En clair des pizzas faites avec des produits du terroir et traçables.
Cette franchise compte actuellement 6 restaurants. L’apport personnel est de 50.000€ alors que les droits d’entrée sont fixés à 25.000€. En 2017, l’entreprise mise sur l’ouverture de 10 à 15 restaurants.
Conclusion : La pizza est un des plats préférés des Français. Le monde de la franchise ne pouvait donc pas passer à côté de ce succès à la fois alimentaire et donc économique…qui continue à croître ! C’est un secteur en forte croissance où les possibilités sont nombreuses et accessibles !

Faire le bon choix pour ouvrir une affaire de restauration en franchise !

L’avantage majeur du secteur de la restauration est qu’il offre un éventail de possibilités énorme ! Il comprend des concepts pour tous les goûts. En premier lieu il convient de décider du type de concept dans lequel on souhaite s’investir, Vente à emporter, Food truck, fast food, brasserie, coffee shop, comme vous pouvez le constater le choix est vraiment très large. Sachez que le montant de l’investissement diffère et que la charge de travail aussi selon votre choix.

Une fois que vous avez décidé du type de franchise que vous souhaitez créer, passons au choix du concept : burger, pizza, Wok, végétarien, fruit de mer etc . Sachez que vous aurez 2 possibilités d implantations : en centre ville ou en périphérie. Nous vous mettons tout de même en garde pour le cas des centres commerciaux où les loyers et charges peuvent s’avérer être très élevés. Si vous optez pour le bon concept et que votre point de vente est situé au bon endroit, vous serez quasiment assuré de toucher des revenus conséquents.

Les marges brutes dans la restauration sont très élevées, il ne faut pas oublier que les charges de personnel sont elles aussi très importantes, il vous faudra donc quelques mois pour obtenir une bonne gestion. Il est important de se renseigner sur les concepts à la mode. Le montant de l’investissement dépendra beaucoup de la marque que vous souhaitez exploiter mais sachez que vous pouvez trouver sans problème des formules qui demandent un investissement raisonnable !

Nous vous invitons à contacter plusieurs enseignes avant de vous engager. Les marques les plus populaires vous offriront une très bonne image d’entre de jeu. Mais les marques les plus célèbres vous demanderont des redevances plus élevées. Il convient de prendre son temps et de bien étudier toutes les possibilités qui vous sont offertes.

Franchise Sushi et restauration asiatique

La vente de sushi en pleine crise

C’était l’une des modes gastronomiques des années 2000. Le sushi, à cette époque avait le vent en poupe. Ouvrir un restaurant de sushi, dans une grande ville française, c’était l’assurance de voir une clientèle plutôt aisée, féminine et branchée venir déguster ce plat populaire du Japon composé d’une boulette de riz vinaigrée recouverte d’une tranche de poisson cru.

Un succès immédiat pour une chute aussi rapide !
Trois raisons expliquent ce baisse de « hype » du sushi dans l’Hexagone.

1) La crise économique a impacté en priorité la restauration rapide.
Le chiffre d’affaires global a baissé de 7% dans ce secteur. Et la restauration japonaise n’a pas été épargnée, elle qui représente 1% du secteur.

2) La concurrence des grandes surfaces
C’est bien simple. La majorité des hypermarchés comptent dorénavant un stand de vente de sushis préparés sous les yeux des clients !
Un exemple : le groupe Carrefour a signé un accord en 2010 avec l’enseigne Sushi Daily pour 300 de ces magasins avec des prix très attractifs ! Résultat : nombre de clients de restaurants de sushis se sont reportés sur les sushis vendus par les magasins de la grande distribution.

3) Le sushi n’est pas un produit de masse

Contrairement à ceux qu’ont pu penser de nombreux investisseurs ou prescripteurs de tendance, le sushi ne sera jamais un produit alimentaire de consommation de masse en France, contrairement au hamburger ou à la pizza.
Un chiffre : sur les 1600 enseignes de sushi sur le territoire national, près de 70% sont concentrés sur Paris ou l’île de France.
Le sushi est donc associé à une clientèle urbaine, branchée et aisée, pas vraiment à un produit bon marché et populaire.
De plus, cela prouve le peu d’enthousiasme des Français pour le poisson cru.
Autre inconvénient : le prix des produits. Si le riz est un produit bon marché, le saumon, le thon rouge ou la daurade ne le sont pas !

4) D’autres produits plus « hype »

Enfin, il y a eu, à la fin des années 2010, la concurrence de nouveaux produits, devenus à la mode au niveau de la consommation alimentaire : les bagels et surtout les hamburgers, liés au phénomène des « food-truck ».

Les principales franchises de sushis en France

O’Sushi : Entreprise créée en 1998, elle s’est lancée en franchise en 2008. Actuellement, elle compte pas loin d’une trentaine de boutiques dont quinze en franchises.
Les droits d’entrée sont fixés à 25.000€ alors que l’apport personnel devra être de 75.000€.

Côté Sushi : Entreprise créée en 2008, elle s’est lancée dans la franchise en 2011.  Actuellement, elle compte 11 points de vente, essentiellement en région parisienne. Les droits d’entrée son fixés à 30.000€ alors que l’apport personnel devra être de 50.000€.

My Suhi : Entreprise créée en 1999, elle se lance dans la franchise en 2015 et compte cette année 11 points de vente. Il s’agit de « corners » dans la grande distribution.
Les droits d’entrée sont fixés à 5.000€ alors que l’apport personnel devra être de 20.000€.

Sushi Soba : Entreprise créée en 2011, elle s’est lancée dans la franchise en 2016. Elle compte actuellement 3 points de vente. Les droits d’entrée sont fixés à 7.000€ alors que l’apport personnel devra être de 40.000€.

Conclusion

les grands groupes (non franchisés) du secteur vont mal, comme Planet Sushi et à un degré moindre Sushi shop.
O’Sushi résiste de son côté plutôt bien.
La franchise dans le secteur du sushi en est encore donc à ces débuts avec un développement encore très récent pour un produit qui, s’il a connu la crise, a tout de même un public de consommateurs.

DOMINOS PIZZA lance quatre création originales

Le consommateur français est un inconditionnel de la pizza ! Preuve en est faite par le chiffre vertigineux du nombre de pizzas dégustée en France pour la seule année 2015 : 820 millions, rien que cela!

Lorsque l’on opère ce marché hyper concurrentiel, se démarquer de la concurrence est primordial pour assurer la pérennité de ses affaires. C’est justement le raisonnement que suit le franchiseur bien connu « Domino’s Pizza ». En ce printemps 2016, l’enseigne lance quatre création originales : La Pizza aux Figues Chèvres, la pizza Bœuf et Pepperoni, la pizza saumon d’Ecosse et la pizza Bacon sauce aux truffes. Ces quatre nouveautés seront de forme rectangulaire et seront présentée dans de belles boites à pizza de couleur noir.

Domino’s pizza est la franchise leader en France sur le marché de la pizza livrée ou à emporter. Le réseau comprends quelques 265 franchisé répartis aux quatre coins de l’hexagone !  Les franchises Domino’s pizza emploient en France plus de 4000 personnes.

Pour ouvrir une franchise Domino’s Pizza, il faut un apport personnel de 80 000 €. Un droit de 25 000 euro est à réglé au démarrage. La surface moyenne du local commercial est de 120 mètres carrés.

Les franchises de restauration rapide bio

Au pays de la gastronomie, La restauration rapide ou « fast-food » est dorénavant entrer dans les mœurs. En effet, la France offre aux chaînes de restauration rapide les plus connues du monde (McDonald’s, KFC, Subway, etc.) l’une des clientèles les plus fidèles et dépensières au monde.
Dernièrement, Burger King , l’un des leaders américains de ce secteur, a d’ailleurs décidé de réinvestir en masse dans l’Hexagone. Preuve que la France est une terre propice pour la restauration rapide.
Quelques chiffres pour illustrer ces propos : près de 7, 5 milliards de repas sont servis chaque dans la restauration rapide. Le chiffre d’affaires globale, lui, tourne autour des 46 milliards d’€ !
Le prix moyen d’un repas dans un fast-food, enfin, tourne autour des 10€ et reste stable quand on regarde sur les années précédentes.

Quand on évoque les « fast-food » en France, le sens commun pense tout de suite « junk food » c’est-à-dire la « malbouffe : une nourriture très riches en graisses et matières grasses mais peu nutritives et pas raffinée pour un sous ».

C’est pourquoi certains ont voulu marier à la fois l’idée de restauration rapide tout en mettant en valeur ce qui fait l’une des spécificités de la France : le bien manger.
Autrement dit, la restauration rapide haut de gamme ou, pour suivre une tendance gastronomique du moment, biologique.
Un filon que la franchise ne pouvait bien évidemment pas laisser passer ! En effet, la restauration rapide est l’un des secteurs les plus importants de la franchise en France.

La restauration rapide bio en crise

Mais, il faut le dire, pour l’instant, le succès durable n’est pas au rendez-vous. En effet, deux des leaders de la franchise de fast-food bio, Green is better et Planetalis ont connu de sérieux déboires économiques. Alors qu’ils comptaient une cinquantaine de franchisés chacun, nombreux ont été les dépôts de bilan chez le 1er alors que la 2nde a tout simplement été mise en liquidation judiciaire.
Ces échecs sont expliqués par deux raisons : d’une part, ce sont des concepts a priori séduisants intellectuellement, mais qui ont ignoré les raisons qui faisaient de la restauration rapide un succès. D’autre part, la rentabilité n’était clairement pas au rendez-vous avec des produits trop chers à l’achat et donc trop chers à la vente. Enfin, le développement des réseaux s’est fait de manière beaucoup trop rapide. Et donc de manière inconsidéré.

Les enseignes de la restauration rapide bio

-EXKI : Créée en Belgique, le réseau franchisé a été lancé en 2006. Actuellement l’enseigne compte 24 établissements en France. Les droits d’entrée sont fixés à 15.000€ et l’apport personnel à 100.000€.
-Saladbar Green is better : Réseau franchisé lancé en 2009, l’enseigne compte 57 points de vente en France. Les droits d’entrée sont fixés à 7500€ et l’apport personnel à 50.000€.

-Annka : Créée en 2009, en franchise depuis 2012. Bientôt 15 points de vente ouverts dans toute la France.
Les droits d’entrée sont fixés à 20.000€ alors que l’apport personnel devra être de 100.000€.

Conclusion

La restauration rapide bio est dans un moment crucial de son activité. En effet, si le concept est séduisant, les premières expériences en franchise n’ont pas été de franches réussites.
Mais certains franchisés ont visiblement tirés les leçons des premiers échecs. Ainsi, les franchises de « salad bar » commencent-elles à se développer peu à peu, principalement dans les centres urbains.
« Bien manger et mieux manger », quite à parfois payer un peu plus cher que chez une enseigne de restauration rapide. Voilà quel est le concept sur lequel parie les franchisés, jouant sur le goût des Français pour la « bonne bouffe ».

Les franchises de restaurant à thème

Un restaurant à thème est un restaurant orienté par une thématique ou un concept très précis. Ainsi, la décoration, les menus, les tenues des employés, la musique seront choisis pour correspondre à un thème et ainsi créer un véritable univers au moment de se restaurer.

Par exemple, un restaurant pourra s’organiser autour de thèmes souvent plus originaux les uns que les autres (le Japon s’est fait une spécialité de ce type de restaurations) : jeux vidéos, animaux, lieux insolites comme une prison.
Cela peut aussi s’organiser autour d’un produit : viande rouge, poisson cru, boite de conserve (!), fruits (comme le Paradis du Fruit), produits mexicains, etc.
En outre, on peut trouver une restauration thématique autour d’une ambiance ou d’un style de vie : années 1950, restaurant dédié aux années rock, etc.

Un secteur qui résiste à la crise économique

En 2013 la restauration franchisée à thème a réalisé un chiffre d’affaires de 1,39 milliard d’euros, contre 1,35 milliard d’euros en 2012 avec pas loin de 1300 franchisés !

Le constat est sans appel. Alors que la crise économique impacte toujours l’économie nationale, la franchise résiste beaucoup mieux que le commerce dite « indépendant ».
En effet, selon un expert, la franchise continue sa croissance dans l’économie française, pour peser 9 milliards d’euros.
Ce même expert expliquant que la franchise a profité de la crise ! En effet, les réseaux ont continué leur maillage du territoire et ce dès 2009, soit un an après la crise économique venue des États-Unis.
Comment expliquer cela ? C’est assez simple, nous dit-il : les avantages de la franchise se sont montrés particulièrement adaptés à un contexte de crise économique, puisque une enseigne national, par le biais de la franchise peut se développer tout en ne prenant que très peu de risques financiers, les fonds pour se lancer étant payés par le franchisé.

Un exemple ? La restauration à thème. Une idée originale et le choix de la franchise est tout de suite adopté avec un succès visible. A tel point que les enseignes dites « traditionnelles » se laissent elles aussi séduire par la franchise.

Les principaux acteurs du marché de la restauration thématique

On en compte autour d’une trentaine, avec des marques dont la notoriété est plus ou moins bien ancrée chez les consommateurs : Del Arte, Tacos Avenue, Bistrot du boucher, Pizza Hut, Nooï, Steack N’Shake, etc.

Voici dont les franchises les mieux implantés en France :

-Steak N’ Shake : Spécialité : hamburger et milkshake. 530 implantations en France. Apport personnel : 300.000€. Droit d’entrée : 50.000€
-Llaollao : Spécialité : élaboration et vente de yaourts glacés. 175 implantations sur le territoire. Apport personnel : 75.000€. Droit d’entrée : 15.000€
-Del Arte : Spécialité : restauration italienne. 140 implantations en France. Apport personnel : 80.000€. Droit d’entrée : 46.000€

-La Boucherie : Spécialité : viande. 125 implantations en France. Apport personnel : 100.000€. droit d’entrée : 46.500€
-Pizza Hut : Spécialité : Pizza à livrer. Leader mondial de la franchise dans ce secteur. 122 implantations en France. Apport personnel : 100.000€. Droit d’entrée : 35.100€
-La Boite à pizza : Spécialité : pizza à livrer. 115 implantations. Apport personnel : 70.000€. Droit d’entrée : 18.000€.

-Mezzo di pasta : Spécialité : pâtes italiennes. 86 implantations. Apport personnel : 50.000€. Droit d’entrée : 18.000€.

-Au Bureau : Spécialité : Pub & Brasserie. 81 implantations. Apport personnel : 200.000€. Droits d’entrée : 45.000€.

-Memphis Coffee : Spécialité : ambiance américaine des années 1950. 59 implantations. Apport personnel : 150.000€. Droit d’entrée : 35.000€.

-Nooï : Spécialité : pâtes à emporter. 50 implantations. Apport personnel : 60.000€. Droit d’entrée : 15.000€.

Dans un secteur qui subit les contre-coups de la crise économique, les restaurants à thème ayant choisi la franchise s’en sortent moins mal que les restaurants généralistes. Des concepts audacieux et originaux permettent à ce secteur de connaître une croissance, légère mais bien réelle.

Ouvrir une franchise de Food-Trucks : fast food ambulant

Phénomène apparu il y a quatre ans, les « fast food ambulants » sont un concept qui nous vient des États-Unis, même si la « nourriture de rue » est une chose très ancienne et donc banalisée en Asie. C’est un phénomène urbain, puisque ce sont les grandes villes (Paris, Marseille, Nice, Lyon) et agglomérations qui sont visées par cette nouvelle manière de se restaurer. S’inscrivant dans le phénomène plus global de la street food, un concept défendu en France par exemple par le chef étoilé Thierry Marx,  les Food Truck ont vu leur notoriété explosé ces deux dernières années.
Néanmoins si le concept séduit, de nombreuses contraintes juridico-politiques et économiques limitent le développement de cette mode typiquement urbaine ce qui se traduit par un nombre très limité de franchises dans ce secteur.

Les contraintes juridiques

La question de l’emplacement : pour être dans les règles, les propriétaires de food-trucks qui veulent s’installer sur un marché doivent obtenir ce que l’on appelle « un droit de place ». Soit auprès de la mairie soit auprès du placier municipal. Ce « droit de place » est payant.

Les normes alimentaires

Les propriétaires de food-trucks sont assujettis aux mêmes règles que les restaurateurs. Au moins un des membres de l’équipe constituant les vendeurs doit avoir suivi la formation HACCP, qui est d’une durée de 14 heures et qui est dispensée par des organismes référencés auprès de la DRAAF.

Les règles de stockage

La direction de la santé publique doit approuver le lieu de dépôt du food-truck. On entend par lieu de dépôt l’endroit où le camion est garé et le matériel rangé.

Les freins politiques

Outre ces règles juridiques que tout propriétaire d’un food-truck doit impérativement respecter, il arrive souvent que les mairies rechignent à faciliter l’installation de food-trucks dans leur commune.
D’une part, car ils veulent protéger les restaurateurs « traditionnels » d’une concurrence mal vue, car créant le buzz et offrant des produits bon marchés.
D’autre part, car les municipalités craignent toutes sortes de nuisances créées par ces restaurateurs ambulants : déchets sur la voie publique, nuisances sonores, difficultés de circulations, etc.

Les risques économiques

Les exemples de ces dernières années montrent que l’idée d’un développement tout azimut autour d’une marque présente un risque économique très élevé, que l’un des pionniers, Daily Wagon a payé en se retrouvant en liquidation judiciaire en en juin 2014.

Le marché des food-trucks, s’il est en plein essor, ne s’est pas encore stabilisé.

Les bons conseils

Miser sur une communication omniprésente, en particulier sur les réseaux sociaux.
De par la philosophie même des food-trucks, il faut que les clients sachent, presque quotidiennement, où et quand ils pourront se rendre chez un restaurateur ambulant.

Négocier un emplacement avec une entreprise privée, comme le font d’ailleurs de plus en plus de propriétaires de food-trucks. Exemple : super ou hypermarché.

Se rendre facilement identifiable notamment avec un camion « tape à l’œil ».

Les franchises de food-trucks en France

Les enseignes de restauration ambulante sont rares en France.
On en dénombre deux :

-Lari’s Co : Créée en 2014. Apport personnel : 10.000€. Droit d’entrée : 2.000€

-Pur etc : Créée en 2014.

Mais à en croire certains économistes, il faut attendre que le marché se stabilise et trouve son équilibre pour que le système de franchise puisse réellement être un avantage dans ce secteur. Actuellement la création d’entreprise en indépendant tient la corde.

Les franchises de food-truck n’en sont qu’à leur balbutiement. La faute à des contraintes multiples et de toutes sortes et à un modèle économique encore à la recherche d’une stabilité.
Pour autant deux entreprises ont déjà fait le pari de la franchise pour ce domaine voué à un succès certain.

La Franchise fast food Outback Steak House

La franchise restauration Outback steak house comprend aujourd’hui 1200 établissements répartis dans 23 pays. La marque à été fondée en 1988 à Tampa en Floride, il est intéressant de noté que Burger King avait aussi démarré dans cet état !

La plupart des franchises sont situées aux états unis. Cependant la marque s’est implanté assez récemment au Canada (1996) mais à la fin des années 2000 le master franchisé à soudainement fermé neuf établissements dans la province de l’Ontario, invoquant une baisse de la rentabilité flagrante due à la dégradation de la conjoncture économique.

Peut après s’entre lancé au Canada, la franchise Outback à démarré son implantation avec grand succès en Corée du Sud. On compte aujourd’hui une centaine de points de vente dans le pays.

Parlons un peu du menu que vous propose la franchise Outback Steak house. Rappelons d’abord que le concept de ce franchiseur est une restauration traditionnelle autour du thème de la cuisine australienne. Les viandes proposées sont préparée avec beaucoup d’épices et d’assaisonnements. La marque s’est fait une spécialité dans ce domaine, Outback à mis au point un mélange spécial de 17 épices avec lequel les steaks sont préparés. Une des marque de fabrique de l’enseigne est la cuisson à la friteuse de certains plats dans de la graisse de bœuf. Ils utilisent aussi du vrai beurre et de la crème entière dans beaucoup de leurs recettes. Pour la fabrication de certains steaks haché, ils utilisent du filet de bœuf, ce qui assez inhabituel car il s’agit de la pièce de bœuf la plus noble. La franchise Outback propose également dans certains établissements une large variété de fruits de mer comme par exemple les écrevisses ou les queues de langouste ainsi que le King crabe ou araignée de mer.  Outback propose aussi une large sélection de bières australiennes dont le principal est la fameuse bière Foster.

Le mode de cuisson est un aspect essentiel que chaque franchisé de l’enseigne se doit de maitriser parfaitement. La plupart des viandes sont saisies au grill. Pour certain plat, la franchise à mis au point un mode de préparation au beurre en se servant d’une plancha. Les franchisés sont longuement formé à la parfaite exécution des différents modes de cuisson, saignant, à point etc.…

Néanmoins l’utilisation excessive de ces matières grasse a provoqué la colère des institutions de santé. Un magasine américain leur a consacré un article virulent dans lequel il critique fortement la quantité exagéré de calories que l’on peut ingérer dans une franchise Outback. En prenant l’exemple d’un menu ultra copieux accompagné de leurs fameuses frites australiennes au fromage, le journalise a qualifié le menu Outback comme le plus mauvais pour la santé de tous les états Unis avec 182 grammes de pure matière grasse soit plus de trois milles calories.

Un des plats star de l’enseigne est le fameux « blooming » oignon, un assortiment le grosses lamelles d’oignons pannées et frits disposées en rosasses avec au milieu une gros de sauce mayonnaise. Il s’agit également d’un plat a cause duquel la franchise à été sous le feu des critiques des associations de santé.

La franchise Outback s’est lancée depuis peu, pour montré qu’elle prenant en  considération les critiques qui lui ont été adressé, dans les menus et plats sans gluten.